La vacance locative des bureaux recule dans les grandes villes
Après une période de tension post-COVID, le marché des bureaux dans les grandes villes marocaines retrouve un dynamisme bienvenu. Le taux de vacance locative recule et les loyers se stabilisent à des niveaux porteurs.
Après une période de turbulences liées à la pandémie et à l'essor du télétravail, le marché de l'immobilier de bureau dans les grandes villes marocaines retrouve une dynamique positive. Les indicateurs clés publiés par les cabinets spécialisés montrent une amélioration sensible du taux de remplissage dans les principaux marchés. Casablanca : le marché le plus dynamique À Casablanca, le taux de vacance global des bureaux est revenu à environ 12%, contre un pic de 18% en 2021. Cette amélioration cache des disparités importantes : les bureaux de grade A (nouveaux, certifiés, bien équipés) affichent une vacance inférieure à 5%, tandis que les actifs secondaires et vieillissants peinent toujours à trouver preneurs. La demande se concentre sur les quartiers Sidi Maarouf, Anfa et CFC. Rabat et les marchés régionaux À Rabat, le marché reste tendu avec une vacance très faible (inférieure à 8%) dans les quartiers d'affaires établis. La demande provient essentiellement des entreprises travaillant avec l'État et les institutions internationales. Tanger, Marrakech et Agadir voient leur marché de bureaux se structurer progressivement, avec l'émergence de nouvelles zones d'affaires. Perspectives et tendances à surveiller Deux tendances contradictoires s'affrontent : d'un côté, le retour des salariés au bureau (après la période COVID) qui pousse la demande à la hausse ; de l'autre, l'optimisation des surfaces par les entreprises (réduction de 15 à 25% des m² occupés grâce au flex-office). La résultante est une demande soutenue pour les surfaces de meilleure qualité et une pression à la baisse sur les actifs obsolètes.