Les pièges à éviter dans un achat de fonds de commerce
L'acquisition d'un fonds de commerce au Maroc peut cacher de nombreux pièges pour l'acheteur non averti. Due diligence comptable, dettes cachées, clauses de non-concurrence : un guide pour sécuriser votre opération.
Le marché de la cession de fonds de commerce est actif au Maroc, particulièrement dans les secteurs de la restauration, du commerce de détail et des services de proximité. Mais derrière des bilans souvent flatteurs se cachent parfois des réalités moins reluisantes. Voici les principales précautions à prendre. La vérification de la comptabilité Exigez au minimum trois ans de bilans et comptes de résultat certifiés par un expert-comptable. Analysez l'évolution du chiffre d'affaires, de la marge brute et de l'EBITDA. Soyez vigilant face aux "arrangements" comptables : charges personnelles passées en frais d'entreprise, revenus non déclarés présentés comme des avantages, stocks surévalués. Faites réaliser un audit comptable approfondi par votre propre expert. Les dettes et engagements cachés Vérifiez auprès de la Direction Générale des Impôts (DGI) qu'aucune dette fiscale n'est en cours. Consultez le registre du commerce et le tribunal pour détecter toute procédure judiciaire en cours. Examinez attentivement les contrats en cours (fournisseurs, crédit-bail, leasing) et leurs conditions de résiliation. Une attestation de mainlevée doit être obtenue pour chaque engagement. La clientèle et les contrats clés La valeur d'un fonds de commerce repose sur sa clientèle. Analysez la concentration du CA : si 3 clients représentent 70% du CA, le risque est élevé. Vérifiez la durée des contrats clients et l'existence de clauses de non-transfert. Dans la restauration, assurez-vous que les autorisations d'exploitation (débit de boissons, terrasse) sont transférables et à jour.